Ma revue du mini-livre de Michael Sahota

Publié par Louis-Philippe Carignan le vendredi 10 août 2012 à 12:00

J’ai pris le temps de lire dans les derniers jours l’excellent mini-livre « An Agile Adoption and Transformation Survival Guide: Working with Organizational Culture » de Michael Sahota, coach Agile dans la région de Toronto. J’ai trouvé le contenu très intéressant à un point où j’ai voulu écrire ce billet pour partager mes impressions.

Qui voudrait lire ce mini-livre?

  • Les gens qui ont baigné dans l’Agilité et qui se demande si cela vaut la peine à long terme;
  • Les gens qui pensent à utiliser l’Agilité pour atteindre leurs objectifs d’affaires et qui cherchent une bonne (ou mauvaise) raison pour l’introduire dans l’organisation;
  • Les gens qui font de l’Agilité depuis plusieurs années et qui se cherchent une explication générale pourquoi cela fonctionne dans certains projets et dans d’autres, non;

Pour ma part, je tombe dans cette dernière catégorie. Je me cherchais un regard externe pour m’expliquer dans des connaissances que je n’avais pas pourquoi l’Agilité fonctionne (ou non) dans des organisations.

Comme point de départ dans son mini-livre, Michael prend le temps d’affirmer que l’Agilité définit une culture. Ce n’est pas un processus ou un ensemble de méthodes. En faisant ce constat, Michael utilise alors le modèle de Schneider où on définit les 4 cultures organisationnelles existantes (Control, Collaboration, Compétence et Cultivation) pour voir dans quelles cultures l'Agilité se retrouve.

Michael place l’Agilité dans les cultures de collaboration et de cultivation. Il met alors en garde les lecteurs de bien connaître leur culture organisationnelle avant d’entreprendre un pas vers l’Agilité. Tout comme un système immunitaire attaque et détruit les intrus, il se peut que l’organisation rejette l’Agilité s’il a déphasage entre les cultures.

Après avoir pris le temps d’expliquer les différentes cultures organisationnelles, Michael explique la différence entre adoption, transition et transformation Agile. Pour lui, on parle d’adoption lorsque l’organisation va adopter les pratiques Agile. Ils vont faire de l’Agilité en adoptant les pratiques qui s’insèrent dans la culture organisationnelle en place. Mais, ils ne seront pas Agile. En d’autres termes,

  • Faire de l’Agilité = Adoption
  • Être Agile = Transformation 

Michael confesse qu'il a vu peu (ou même pas) d'organisations se transformer pour être Agile. Les coûts et les risques d'une telle transformation sont énormes. Il cite l'exemple NUMMI et semble nous indiquer qu'une transformation est nécessaire quand l'organisation se dirige droit vers la faillite et qu'un virage radical est nécessaire.

Finalement, Michael termine son livre avec des suggestions pour effectuer des adoptions et transformations Agile. Il aborde des modèles existants (ADAPT, Cynefin, Kutter) sans trop aller dans les détails. Cependant, il les présente pour nous donner le goût de les approfondir. 

En somme, je recommande la lecture de ce mini-livre pour les gens qui recherchent comment l’Agilité s’insère dans la culture organisationnelle d’une entreprise. J'ai aussi apprécié la fin du livre où Michael a ajouté les commentaires de personnes qui étaient plus ou moins d'accord avec ce qu'il avançait. Un bon p'tit livre qui se lit rapidement. 

Vous trouverez ce livre sur infoq.com. On peut le télécharger gratuitement en s'enregistrant à ce site.

Bonne lecture!

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