L’agilité à grande échelle : Les défis de l’ascension

Publié par Philippe Tremblay le vendredi 7 décembre 2012 à 16:45

Plusieurs entreprises québécoises ont désormais emboité le pas vers une approche plus « agile » de leurs pratiques.  Il est aujourd’hui évident pour ces compagnies que l’approche « tradition-usuelle » du développement logiciel ne satisfait pas les exigences d’une organisation désirant être parmi les meilleures.

Parmi ces entreprises, plusieurs d’entre elles sont de grandes entreprises dont les défis vers l’adoption ou la transformation agile sont d’une ampleur proportionnelle à leur taille.  Ces défis sont parfois visibles et douloureux, mais souvent, ils sont insidieux et tout aussi dommageables.

Le caillou dans le soulier

Bien qu’il y ait une multitude de facteurs contribuant aux difficultés de l’agilité à grande échelle, certains m’apparaissent plus éloquents.

Scrum

Scrum?!  Scrum est un obstacle à l’agilité avec un grand A???  Oui…  Et non.  Scrum comme cadre agile est un paradigme simple et extrêmement efficace.  Cette simplicité est assurément l’une des raisons pour laquelle Scrum est de loin le cadre le plus répandu.  Pour plusieurs, Scrum est même synonyme de « agile ».

Cette popularité, parfois jumelée à une vision étroite des approches agile (XP, principes lean, kanban, etc.), est ce qui engendre souvent l’échec d’une agilité à grande échelle.  Et non, la notion de « Scrums de Scrum » ne constitue pas une stratégie suffisante pour la grande entreprise.

Scrum est assurément un bon départ pour atteindre l’agilité d’entreprise.  Il est cependant crucial de reconnaitre que Scrum n’est pas une panacée.

La forêt?  Quelle forêt?

Plusieurs adoptions agiles sont effectuées à l’aide de la technique du « nez sur l’écorce ».  C’est-à-dire qu’une seule partie de l’organisation est visée par les changements de principes, de valeurs et de techniques.  Bien souvent, nous avons l’impression, à tort, que cette partie est indépendante des autres.

L’approche holistique pour un changement organisationnel durable et rentable n’est pas une option.

La quarantaine

Vous connaissez l’analogie des cochons et des poulets?  Bien qu’il y ait une certaine réalité derrière cette fable, ce n’est qu’une partie de l’histoire.  Pour ma part, je crois qu’il est temps de réviser cette allégorie (comme l’illustre le vidéo de ce blog).

Cette illustration est symptomatique d’une dichotomie malsaine au sein de plusieurs adoptions agiles.  Parmi ceux qui composent souvent le groupe « des autres », nous avons les « gestionnaires », les « architectes » et les chargés de projet.

Est-ce que le rôle et les responsabilités de ces individus demeurent les mêmes suites à une orientation plus agile de l’organisation?  Évidemment pas.  Les responsabilités de tout un chacun doivent être adaptées aux valeurs et objectifs.  Mais ceci ne signifie pas que les individus qui occupent ces rôles plus « traditionnels » n’ont plus de valeur pour l’entreprise agile.  Au contraire.

« The way a team plays as a whole determines its success. You may have the greatest bunch of individual stars in the world, but if they don't play together, the club won't be worth a dime.» - Babe Ruth

Les techniques d’ascension

Bien qu’il n’y ait pas de chemin unique pour atteindre l’agilité d’entreprise et la réelle transformation agile, quelques cadres ou retours d’expérience nous permettant d'entreprendre la démarche tout en profitant de l’apprentissage des autres.  Quelques-uns de ceux-ci :

J’aurai le plaisir de partager avec vous prochainement les détails du Scaled Agile Framework ainsi que l’expérience que j’ai vécu lors des 4 jours de formation pour avoir le privilège d’être évalué afin d’obtenir la certification « SAFe Program Consultant (SPC) ».  Le lien sera ajouté à cet article.

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Mise à jour (janvier 2013)

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